Étude IFOP : les jeunes informés des risques auditifs, mais déjà fortement exposés

Étude IFOP FPA mai 2026 - les jeunes face aux risques auditifs - perceptions, pratiques et leviers de prévention
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Les jeunes savent que le bruit peut abîmer leur audition, mais leurs usages quotidiens les exposent encore fortement. C’est le constat d’une étude IFOP menée pour la Fondation Pour l’Audition auprès de 1 500 jeunes de 15 à 24 ans.

Prévention - Publié le 16/06/2026 - Mis à jour le 16/06/2026

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Écoute au casque, écouteurs, gaming, concerts, festivals, transports, lieux d’études ou premiers environnements professionnels : les jeunes évoluent dans un quotidien où les expositions sonores se multiplient. Pourtant, les risques pour l’audition ne sont pas toujours perçus comme immédiats.

Une étude IFOP réalisée pour la Fondation Pour l’Audition auprès de 1 500 jeunes de 15 à 24 ans met en lumière un paradoxe préoccupant : les jeunes connaissent globalement les risques auditifs, mais continuent à adopter des comportements qui peuvent fragiliser leur audition. Certains en ressentent déjà les premiers signes.

94 %

des 15-24 ans savent qu’une perte d’audition peut survenir dès le plus jeune âge.
 

52 %

des jeunes reconnaissent prendre des risques pour leur audition.

67 %

des jeunes ont déjà ressenti des sifflements ou des bourdonnements après une exposition au bruit.

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Une génération informée, mais encore exposée

Les jeunes identifient majoritairement le bruit comme une cause de troubles auditifs. Pourtant, certaines idées reçues persistent. Près d’1 jeune sur 5 pense encore qu’une audition dégradée peut se réparer, alors que les atteintes auditives sont souvent irréversibles.

Autre idée reçue : beaucoup de jeunes considèrent qu’un son devient dangereux seulement lorsqu’il est douloureux. Or, des expositions répétées, même à des volumes modérés, peuvent aussi avoir des effets sur l’audition dans la durée.

Les usages du casque et des écouteurs occupent une place centrale dans ces expositions. 65 % des jeunes déclarent les utiliser fréquemment dans des environnements déjà bruyants, et 58 % écoutent à volume élevé. Les sorties festives, le gaming, les transports, les lieux d’études ou les premiers environnements professionnels contribuent également à multiplier les situations d’exposition sonore.

Des signaux d’alerte déjà présents

Les risques auditifs ne sont pas seulement une préoccupation pour plus tard. 2 jeunes sur 3 déclarent avoir déjà ressenti des sifflements ou des bourdonnements après une exposition au bruit. Ces manifestations, souvent banalisées, doivent pourtant être considérées comme des signaux d’alerte.

Les travaux qualitatifs complémentaires menés auprès de jeunes mettent également en évidence d’autres ressentis : fatigue auditive, maux de tête ou besoin de retrouver le silence après une exposition sonore importante.

Transformer la prise de conscience en réflexes protecteurs

Face à ce constat, la Fondation Pour l’Audition lance en septembre 2026 un programme pluri-annuel de prévention en santé auditive destiné aux jeunes.

L’objectif : transformer une prise de conscience déjà largement présente en comportements réellement protecteurs, adaptés aux usages et aux modes de vie des 15-24 ans. À travers des campagnes de sensibilisation, des actions de prévention et des contenus pensés pour les jeunes, la Fondation souhaite rappeler une réalité simple : l’audition est un capital précieux, fragile et non remplaçable.

Jeunes et santé auditive : que révèle l’étude IFOP ?

Perceptions, pratiques et leviers de prévention : découvrez les résultats complets de l’étude IFOP réalisée pour la Fondation Pour l’Audition auprès de 1 500 jeunes de 15 à 24 ans.

Consulter l’étude IFOP complète
Citation
Les résultats de cette enquête montrent que les jeunes ne manquent pas de connaissances sur les risques auditifs. Le défi est désormais de transformer cette conscience du risque en comportements protecteurs. Alors que 2 jeunes sur 3 ont déjà ressenti des signes de souffrance auditive, il est essentiel de rappeler que l’audition est un capital qu’il faut préserver dès aujourd’hui
Auteur
Denis Le Squer, directeur de la Fondation Pour l'Audition