L'oreille externe, moyenne, interne

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Comprendre le fonctionnement de l’oreille nous permet de mieux appréhender les surdités et de les classer en trois grandes familles : les surdités de transmission, les surdités de perception et les surdités mixtes.

L’oreille externe et l’oreille moyenne : au seuil du labyrinthe…

Nous vivons dans l’air, c’est dans ce milieu que se propagent les sons (dans le vide, il n’existe pas de propagation sonore ; c'est le silence absolu). Les molécules d’air s’entrechoquent, et leurs vibrations sont transmises de la source sonore à notre tympan, une membrane située au fond du conduit auditif externe. Nous avons donc un pavillon, la partie la plus visible de l’oreille externe, qui contribue à localiser les sons, et un conduit auditif externe qui favorise certaines fréquences, fermé à son extrémité profonde par le tympan. C’est l’ensemble de ces éléments que l’on appelle l’oreille externe. La membrane tympanique vibre comme un tambour (tympan, du latin tympanum, « tambourin, tambour »), et ses vibrations sont transmises aux trois osselets (le marteau, l’enclume et l’étrier) de l’oreille moyenne.

L’oreille interne : à l’intérieur du labyrinthe

Une fois les vibrations sonores transmises à l’étrier, le dernier petit os de la chaîne des osselets, ce dernier fait vibrer les liquides de l’oreille interne et, plus précisément, de la cochlée, un organe dont la partie antérieure a une forme de limaçon (cochlée vient du latin cochlea, « escargot »). Et c’est là que tout se passe !

Car c’est là que les vibrations sont transformées en influx nerveux, seul langage compréhensible par le cerveau. Il y a là une transduction d’une vibration mécanique (le son) en un signal bioélectrique (l’influx nerveux). Le déplacement des liquides de la cochlée, provoqué par les vibrations, met en mouvement des cellules ciliées, qui envoient des signaux sur le nerf auditif.

Quant à la partie postérieure de la cochlée, elle comprend des structures qui fonctionnent comme des accéléromètres (capteurs permettant de mesurer l’accélération) participant à notre équilibre. Voilà pourquoi les affections de l’oreille présentent souvent un double symptôme, une surdité ET des troubles de l’équilibre.

On conviendra que cette oreille interne a une anatomie plus que complexe. Les anatomistes ont été judicieusement inspirés de l’appeler « labyrinthe ».