L'oreille externe, moyenne, interne

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Comprendre le fonctionnement de l’oreille nous permet de mieux appréhender les surdités et de les classer en trois grandes familles : les surdités de transmission, les surdités de perception et les surdités mixtes.

L’oreille externe et l’oreille moyenne : au seuil du labyrinthe…

Nous vivons dans l’air, c’est dans ce milieu que se propagent les sons (dans le vide, il n’existe pas de propagation sonore ; c'est le silence absolu). Les molécules d’air s’entrechoquent, et leurs vibrations sont transmises de la source sonore à notre tympan, une membrane située au fond du conduit auditif externe. Nous avons donc un pavillon, la partie la plus visible de l’oreille externe, qui contribue à localiser les sons, et un conduit auditif externe qui favorise certaines fréquences, fermé à son extrémité profonde par le tympan. C’est l’ensemble de ces éléments que l’on appelle l’oreille externe. La membrane tympanique vibre comme un tambour (tympan, du latin tympanum, « tambourin, tambour »), et ses vibrations sont transmises aux trois osselets (le marteau, l’enclume et l’étrier) de l’oreille moyenne.

ANATOMIE DE L’OREILLE MOYENNE 

L’oreille moyenne est composée de trois parties qui communiquent entre elles : le tympan, les cavités mastoïdiennes et la trompe d’Eustache. L’oreille moyenne a un double rôle : protéger l’oreille interne et assurer la transmission du son et son amplification. 

LES PRINCIPALES AFFECTIONS À L’ORIGINE D’UNE PERTE AUDITIVE 

Les causes de la perte auditive sont plurielles et différentes selon la région de l’oreille concernée. Voici les raisons les plus couramment constatées dans chaque compartiment : externe, moyen et interne. 

Oreille externe  

  • Bouchon de cérumen ; 
  • Otite externe ; 
  • Introduction d’un corps étranger chez l’enfant de 2 à 4 ans ; 
  • Fracture du tympan ; 
  • Tumeur du conduit auditif externe. 

 

Oreille moyenne  

  • Perforation du tympan ; 
  • Otite séreuse ; 
  • Otite moyenne aigüe ; 
  • Tumeur de l’oreille moyenne. 

 

Oreille interne  

  • Labyrinthite inflammatoire ou infectieuse ; 
  • Traumatisme sonore ; 
  • Surdité médicamenteuse ; 
  • Presbyacousie ; 
  • Surdité tumorale. 

L’oreille interne : à l’intérieur du labyrinthe

Une fois les vibrations sonores transmises à l’étrier, le dernier petit os de la chaîne des osselets, ce dernier fait vibrer les liquides de l’oreille interne et, plus précisément, de la cochlée, un organe dont la partie antérieure a une forme de limaçon (cochlée vient du latin cochlea, « escargot »). Et c’est là que tout se passe !

Car c’est là que les vibrations sont transformées en influx nerveux, seul langage compréhensible par le cerveau. Il y a là une transduction d’une vibration mécanique (le son) en un signal bioélectrique (l’influx nerveux). Le déplacement des liquides de la cochlée, provoqué par les vibrations, met en mouvement des cellules ciliées, qui envoient des signaux sur le nerf auditif.

Quant à la partie postérieure de la cochlée, elle comprend des structures qui fonctionnent comme des accéléromètres (capteurs permettant de mesurer l’accélération) participant à notre équilibre. Voilà pourquoi les affections de l’oreille présentent souvent un double symptôme, une surdité ET des troubles de l’équilibre.

L’OREILLE INTERNE AU CŒUR DE L’ÉQUILIBRE 

L’oreille est l’organe de l’audition, mais pas seulement, elle joue également un rôle fondamental dans l’équilibre du corps. Saviez-vous que 2⁄3 des vertiges sont liés à un problème d’oreille interne ? Lorsqu’une accumulation de minuscules cristaux se forme dans l’oreille interne, elle déclenche des étourdissements appelés vertiges positionnels paroxystiques. Les symptômes surviennent après un mouvement brusque de la tête ou un rapide changement de position. Le trouble dure très peu de temps, jusqu’à vingt secondes, mais il peut se répéter. Il est donc primordial de consulter un médecin ORL qui effectuera des manipulations libératoires. Un kinésithérapeute professionnel peut également assurer cette manœuvre. Cette dernière consiste à enchaîner les mouvements pour déloger les cristaux et les renvoyer vers une zone de l’oreille qui ne cause pas de désagréments. 

On conviendra que cette oreille interne a une anatomie plus que complexe. Les anatomistes ont été judicieusement inspirés de l’appeler « labyrinthe ».