Connaître et comprendre les surdités

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7 millions de nos concitoyens sont concernés par la malentendance. La surdité n'est pas un épiphénomène et les parcours et les vécus des personnes concernées sont singuliers et multiples. Notre étude a pour objectif d'apporter des clés de compréhension, découvrez-la.

Une étude qualitative approfondie

Fondée sur les sciences du langage, notre étude Connaître et comprendre les surdités - Ce que les sciences du langage nous révèlent a apporté des réponses à trois grandes questions : Comment réduire les clichés en matière de surdité ? Comment donner davantage de visibilité aux personnes sourdes ? Comment concilier la pluralité linguistique ?

C'est ainsi que nous avons interrogé plusieurs types d'acteurs concernés par le sujet de la surdité : des personnes sourdes ou malentendantes elles-mêmes, leurs proches, les associations, des spécialistes de la surdité (santé, éducation, milieu culturel et social) et les instances décisionnaires du monde politique et économique.

L'objectif de l'étude - et de ses résultats - est donner des clés pour créer les conditions d’un dialogue apaisé et durable sur les surdités, condition sine qua non d’une meilleure considération et d’une amélioration de la vie des personnes sourdes ou malentendantes.

Ouvrir un dialogue apaisé et durable

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l'analyse linguiste pour connaître et comprendre les surdités

La langue, les notions et les mots pour parler de la surdité.

Tout d'abord, Une diversité linguistique

Le paysage linguiste est partagé entre des langues parlée.s et les langues des signes : langue orale française, LSF (Langue des Signes française) et des codes gestuels complétant l'oral telle la LfPC (Langue française Parlée Complétée). Ces langues sont en tout point similiaire dans la syntaxe, la phonologie, la sémantique et l'énonciatif. L'unique différence notable est le canal utilité : vocal ou gestuel.

La reconnaissance de la langue des signes comme une « langue à part entière » est récente en France : elle est inscrite dans la loi n° 2005-102 du 11 février 2005. Environ 100 000 personnes en France la pratiquent.

Cette pluralité linguistico-culturelle est toutefois difficile à mettre en oeuvre au quotidien, tant elle est encore source de dissensions entre personnes sourdes ou malentendantes elles-mêmes.

Citation
Nous avons découvert, plus que la signification des mots, que parler de surdité au singulier n’existe pas. Il y a des surdités, des projets de vie et des parcours de vie extrêmement distincts.
Auteur
Laurence Bedeau - Associée au Cabinet ELABE

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Puis, des trajectoires linguistiques reflétant des visions différentes de la surdité

Ces trajectoires : « langue des signes et la culture sourde », « communication et oralisation » puis « santé auditive », organisent les différents points de vue de la surdité. Elles sous-tendent les prises de position et les expressions symboliques utilisées par chacun.

Enfin, les mots utilisés pour parler de la surdité

Quels sont les termes utilisés spécifiquement par les personnes sourdes ou malentendantes pour parler d’elles-mêmes ?

Entre les termes « sourd », « malentendant », « handicapé », « handicap », « déficient auditif », les acceptations ou rejets sont clairs et souvent partagés, sur l'utilisation de ces mots. 

Citation
On peut être ignorant, on peut ne pas savoir, il faut aussi faire preuve d’une grande ouverture d’esprit, d’une acceptation de la différence.
Auteur
Laurence Bedeau - Associée au Cabinet ELABE

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Les difficultés et les causes qui fédèrent

Des situations et des attitudes qui excluent

Au-delà des mots, il y a des vécus et des blessures qui sont communes aux personnes sourdes ou malentendantes. La première blessure est sans doute celle de la méconnaissance des surdités, en dehors des personnes sourdes elles-mêmes. Une ignorance comblée par des préconceptions et des clichés qui abîment, blessent parfois jusqu’à exclure :

  • l'invisibilité de la surdité ;
  • les stéréotypes, les lieux communs, jugements de valeur etc. ;
  • les situations excluantes.

En conclusion, l’invisibilité des personnes sourdes ou malentendantes et leur stigmatisation sont des blessures souvent remontés par les personnes interrogées.

Des causes fédératrices pour les personnes sourdes ou malentendantes

Les trois grands combats partagés par tous.tes sont : l’accessibilité, l’inclusion et la visibilité qui sont ainsi les piliers d’une dynamique convergente.

Citation
La différence est une richesse pour mieux intégrer, pour que l’inclusion soit une réalité. À la Fondation Pour l'Audition nous voulons faire changer le regard, le comportement sur la surdité qui concerne entre 6 et 10% de la population.
Auteur
Denis Le Squer - Directeur général de la Fondation Pour l'Audition

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Connaître et reconnaître les surdités : deux ambitions à la fondation pour l'audition

En conclusion et terminaison de notre étude, face aux difficultés ou aux causes qui fédèrent les personnes sourdes ou malentendantes, nous établissons deux axes majeurs qui sont primordiaux : 

  1. La voix du dialogue pour avancer.
  2. Des défis nombreux à relever.

Pour une ambition claire : c'est que nous pensons possible de travailler ensemble à diminuer les situations d’exclusions, de doutes, de discriminations, de culpabilité et de violence symbolique, communes à toutes les personnes sourdes et devenues sourdes, quel que soit le parcours linguistique qu’elles ont choisi.

Consultez dès maintenant notre étude.

Elle est disponible dans sa version complète et un « essentiel » est également disponible, retraçant les points forts de l'étude. 

Connaître et comprendre les surdités
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Connaître et comprendre les surdités - L'essentiel
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