Reste à charge zéro des aides auditives, les usagers définissent leurs besoins

Reste à charge zéro des aides auditives, les usagers définissent leurs besoins

« Idéaction », un collectif d’associations de personnes sourdes ou malentendantes créé à l’initiative de la Fondation Pour l’Audition, apporte sa contribution pour la réussite de la réforme du reste à charge zéro dans le secteur de l’audition

 

[Communiqué] Le groupe Idéaction réunit la Fondation Pour l’Audition et les principales associations représentant les personnes malentendantes ou sourdes et leur entourage (ANPSA, Fédération ANPEDA, Génération Cochlée, UNAPEDA, UNISDA). Ce do tank a vocation à exprimer leur voix, en l’absence de leur invitation à la table des concertations gouvernementales, et interroger le gouvernement sur l’amélioration de l’accès aux aides auditives.

Plus largement, Idéaction souhaite fédérer sur le sujet de l’accessibilité des aides auditives pour les personnes sourdes ou malentendantes.

 

 « Idéaction » publie 5 points essentiels pour la réussite de la réforme du reste à charge zéro dans le secteur de l’audition :

 

A destination des pouvoirs publics, ces revendications constituent, pour les associations de personnes sourdes ou malentendantes, une base incontournable à respecter dans le secteur de l’audition :

 

  • Dans la réforme de la prise en charge de l’audition, rien sans nous, tout avec nous: la place de l’usager, au travers de structures associatives, doit être centrale dans les concertations gouvernementales, de l’élaboration de la réforme aux modalités de sa mise en œuvre, tout au long du quinquennat ;
  • Le parcours de santé, plus loin que les aspects économiques : l’optimisation du parcours de santé et l’accompagnement de la personne sourde ou malentendante doit se penser en parallèle de la réforme, au-delà de l’accès à l’appareillage ;
  • Simplifier l’accès administratif : le parcours, notamment administratif, des personnes sourdes ou malentendantes doit se simplifier pour améliorer le recours aux soins et réduire le renoncement à l’appareillage ;
  • Prendre en compte notre diversité: la prise en charge des personnes sourdes ou malentendantes doit s’ouvrir à toutes les formes de perte auditive et être accessible à l’ensemble de la population, de tout âge, degré de surdité et éventuelles déficiences associées confondus ;
  • La prévention au premier plan : la prévention en termes de repérage des troubles auditifs, de risques liés aux nuisances sonores, et des conséquences physique, psychologique ou sociale sur les individus doit constituer un enjeu fort de santé publique.

 

Des propositions plus détaillées pour une mise en œuvre concrète de la réforme seront rédigées et publiées à la suite des annonces du gouvernement prévues au mois de juin prochain.